Terminal ES | Maths

janvier 16, 2008 par yurinovitch

exercice 1

Pour chacune des quatre questions de ce QCM, une seule réponse
est exacte. On demande de recopier sur la copie chaque proposition complétée
par la réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.
Une réponse
exacte rapporte 1 point, une réponse fausse enlève 0,5 point,
l’absence de réponse ne rapporte aucun point et n’en
enlève aucun. Si le total des points est négatif, la note
globale attribuée à l’exercice est 0.

On considère une fonction f définie
et dérivable sur ℝ. Le tableau de variations de la fonction f est le suivant :

x
− ∞

− 2

2

+ ∞

f⁡x

+ ∞

fonction décroissante

− 1

fonction croissante

3

fonction décroissante

0

1.

On peut affirmer que …


lim x→−1
f⁡x=−2 .


lim x→0
f⁡x=+∞ .


lim x→+∞
f⁡x=−∞ .


lim x→−∞
f⁡x=+∞ .

2.

La courbe représentative de la fonction f admet …

− pour asymptotes les droites
d’équation
y=−1 et y=3.

− pour asymptotes les droites
d’équation x=−2 et x=2.

− la droite d’équation y=0 pour asymptote.

− la droite d’équation x=0 et pour asymptote.

3.

Dans ℝ l’équation f⁡x=0 admet …
− 0 solution.

− 1 solution.

− 2 solutions.

− 3 solutions.

4.

Dans ℝ l’inéquation f⁡x>3 …

− n’a pas de solution.

− a pour solutions l’ensemble des
réels x>2.

− a toutes ses solutions positives.

− a toutes ses solutions négatives.

exercice 2

La courbe (C) ci-dessous représente une fonction f définie sur l’intervalle I=0+∞. On sait que :


lim x→0
f⁡x=0
;

− la courbe (C) coupe l’axe des abscisses au point 20
;

− la courbe (C) admet pour asymptote l’axe des abscisses.

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1.

Déterminer
lim x→+∞
f⁡x .

2.

La droite d’équation x=0 est-elle asymptote à la
courbe (C) ?

3.

Une des trois courbes ci-dessous est la représentation graphique
de la fonction g définie sur l’intervalle 2+∞ par g⁡x=1f⁡x

1.

Déterminer, en justifiant avec soin,
lim x→+∞
g⁡x .

2.

Laquelle de ces trois courbes est la courbe représentative
de la fonction g ?

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exercice 3

1.

Soit f la fonction définie
sur 2+∞ par f⁡x=1−2⁢x+14−2⁢x. On note Cf sa courbe représentative dans un repère du plan.

1.

Calculer
lim x→+∞
f⁡x
2.

Calculer
lim x→2
f⁡x
. En déduire l’existence d’une asymptote pour Cf.

3.

Montrer que la courbe Cf
admet une deuxième asymptote d’équation y=1−2⁢x.

2.

Soit g la fonction définie sur 2+∞ par g⁡x=2⁢x+3×2−4.

Calculer la limite en + ∞ du quotient des deux fonctions g⁡xf⁡x

exercice 4

Soit f la fonction définie sur ℝ par f⁡x=−x3−2⁢x2+4⁢x+2

1.

Étudier la limite de f en
−∞ et en +∞.

2.

On note f′ la dérivée de la fonction f.

1.

Calculer f′⁡x

2.

Étudier le signe de
f′⁡x

3.

Donner le tableau des variations de f. (Faire figurer les
limites obtenues, ainsi que les valeurs des extremums de f )

3.

Montrer que l’équation f⁡x=7, admet une solution unique α dans l’intervalle −4−3.
Donner, à l’aide de la calculatrice, une valeur arrondie de α au dixième près.

English Test |  » Dorothy  » by André Brink

janvier 15, 2008 par yurinovitch

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Terminal Es | Philosophie

décembre 2, 2007 par yurinovitch

I. Autour du mot. Conscience: préconscient et inconscient.

- Lorsque j’écris cette phrase un grand nombre de souvenirs -situés dans l’espace et dans le temps de leur origine, colorés d’émotion – de savoirs – détachés de l’espace et du temps dans lesquels ils ont été formés – de savoir-faire – toujours prêts à se réactualiser dans une action – ne m’apparaissent pas, ne sont pas conscients. Pourtant ils sont toujours sur le point de m’apparaître selon l’utilité pour l’action que j’accomplis. Présentement ils sont préconscients: le préconscient est comme une banque de données.

- Lorsque je relis une phrase je découvre parfois une expression qui en brise le cours, incongrue, parce qu’elle ne relève pas de moi comme je pense, je veux, je peux: son origine ne m’apparaît pas, est inconsciente, quel que soit l’effort pour l’atteindre. L’inconscient est ce qui ne peut apparaître.

- Alors que du préconscient à la conscience la « circulation » est le plus souvent facile, spontanée ou volontaire, au contraire de l’inconscient à la conscience la circulation semble impossible, l’évocation ne relevant pas de la volonté.

-L’inconscient peut donc être:

  • - un adjectif, ajouté à un acte manqué qui constate simplement l’absence de l’origine;

  • - un nom, une supposition placée sous l’acte manqué pour en « donner » l’origine.
    Ce n’est pas une constatation mais la position arbitraire dans l’existence de quelque chose qui, par définition, ne peut être observable, la position d’une absence d’un « lieu » inaccessible offert à l’imagination.

II. Vers une définition opératoire de la conscience.

- Lorsque je vois cette phrase j’entre en relation, à distance, avec une « chose » que je rencontre hors de moi par un acte de transcendance: l’acte est mouvement vers, relation à, dépassement vers. La conscience est d’abord ce mouvement de dépassement, cette manifestation qui se « balance » entre moi et la chose et me jette à la fois hors de moi et hors de la chose, comme si la conscience s’épuisait à ne manifester que l’existence de la chose et du moi. Si la conscience est indéfinissable c’est qu’un mouvement s’accomplit dans le devenir du temps: le mesurer, le décomposer en éléments identiques reviendrait à manquer son dynamisme: chaque élément serait alors divisible par eux à l’infini, ce qui interdit tout espoir de le recomposer autrement que comme mécanisme.

-Pourtant parce qu’un mouvement laisse des traces comme une course d’étoiles sur une plaque photographique, trois caractéristiques peuvent être dégagées à partir de l’acte de transcendance:
a) le but,
b) le sens,
c) la fin comme arrêt.

  • a- Toute conscience est choix spontané ou volontaire: elle découpe dans l’environnement des zones de clarté en fonction des intérêts de l’être conscient.

  • b- Toute conscience est mémoire et anticipation: lorsque je lis cette phrase il faut bien pour la comprendre (prendre ensemble) qu’arrivé à la fin le début m’apparaisse encore. L’oubli marquerait la disparition de la conscience. Mais ma lecture, appuyée sur le passé, court vers la proposition suivante, s’oriente vers le futur, anticipe, sous peine de s’arrêter.

  • c- Toute conscience est conscience de quelque chose (Husserl) contre laquelle elle bute, qui l’arrête pour ainsi dire.

Terminal Es | Philosophie

novembre 12, 2007 par yurinovitch

I. Propédeutique pour mieux comprendre.

La perception ça semble tout simple! J’ouvre les yeux, je vois un arbre à une certaine distance. Pourtant …
Je vois un arbre.

-Si je vois, je vise à travers une sensation, l’exercice d’un sens, la vue. La « visée » est un acte de transcendance, une sorte d’intention (= je tends vers) et cet acte intentionnel  n’est pour moi, que par la présence à soi de cet acte de ma conscience.

-Si je vois « un » c’est que je sais compter et distinguer grâce à l’espace déployé par mon esprit.
Si je vois un arbre c’est que je détermine par un concept une représentation primitive: je conçois un être objectif correspondant à un vécu intérieur: par quel mystère?

  La perception ne serait-elle qu’une représentation déterminée, une prise complète complète d’une chose?
A y réfléchir, je tombe dans un grand embarras: la sensation comme la perception semble à la fois incontestable et introuvable: la sensation n’est en effet jamais donnée: voir c’est déjà dépasser, donner un sens à la chose: ne serait-ce que son extériorité, sa transcendance irréductible. Sans cela je ne verrais rien que la nuit d’une image pour ainsi dire adhérente: sans distance, pas de vision.

Mais que reste-t-il de la perception elle-même devant l’apport de la mémoire, de la culture, de l’entendement: à la limite connaître pourrait se réduire à reconnaître?
Me voilà ballotté entre la nuit de l’image et la clarté de l’entendement, un rien de l’objet esquissé et le modèle d’un objet dans lequel l’entendement ne retrouve que ce qu’il y a mis: le tout.
Entre des sensations qui ne sauraient être isolées et une perception déterminée dans laquelle triompherait l’entendement, il y a certainement ce « no man’s land », entre l’intérieur et l’extérieur, à travers lequel une donation s’effectue comme réalité du « il y a ». Mais aussi comme doute dans l’ambiguïté constituante du perçu: l’unité de la présence et de l’absence, de ce qui se fuit.

  A la fois présente et introuvable, promesse d’une plénitude qu’elle ne saurait tenir sans s’évanouir, la perception esquisse une révélation et, du même mouvement en montre les limites: recherche d’une plénitude perdue, de ce lieu mythique d’où toutes les choses seraient perçues dans leur plénitude, recherche toujours renouvelée car ce point de vue sur la totalité se dérobe sans cesse.
Je crois voir un arbre, en réalité, mais je ne vois qu’une esquisse d’un arbre et je ne pourrais jamais remplacer cette esquisse que par une autre esquisse pour peu que je me déplace.

Terminale ES | Histoire

octobre 21, 2007 par yurinovitch
Le bilan de la guerre

Introduction

* René Grousset, « Bilan de l’histoire » (1946) : « L’homme est désormais sans illusion sur le fauve qui dormait en lui : Dachau, Ravensbrück, Buchenwald, Belsen… Nous savons désormais que dès les premières semaines d’une guerre, toute la population urbaine d’un pays peut être rasée au sol en quelques heures ».
* Problématique : Cette vision pessimiste est-elle justifiée ? Est-elle partagée par tous ?
* Annonce du plan : état des lieux en 1945, liquidation du passé, préparation de l’avenir.

I. La situation en 1945

A/ Le bilan humain

* Globalement, 60 millions de morts, six fois plus que pendant la guerre 1914-1918. Sur ces 60 millions, 45 concernent l’Europe.
* C’est la Pologne qui a été la plus touchée.
* A partir de 1943, plus de 50 millions de personnes sont sur les routes.
* A la fin de la guerre, les enfants et les adolescents, moins bien nourris, grandissent moins. Phénomène aussi de baisse des rendements scolaires.

B/ Le bilan économique

* Destructions massives :
- 70% des villes sont bombardées en Allemagne.
- En Yougoslavie, un village sur cinq disparaît.
- Attaquée à trois reprises, la Pologne compte parmi les plus touchées.
- En France, 50% du potentiel industriel et des voies de communication sont détruits.
- Deux pays ont été épargné du point de vue des destructions matérielles : les États-Unis et le Canada, loin des champs de bataille.

C/ Le bilan financier

* Bilan extrêmement lourd : les pays engagés dans cette guerre sont endettés.
* L’endettement est multiplié par trois au Royaume-Uni, par quatre en France, par sept aux États-Unis, par dix en Allemagne.
* Forte inflation dans tous les pays.
* Diminution du niveau de vie. Le niveau de vie de 1946 en France a reculé. Il est sensiblement égal à ce qu’il était en 1886. La France devient un pays « pauvre ».

D/ Le rôle de l’État

* L’État voit sont rôle augmenter :
- Il bloque les prix et les salaires.
- Organisation du rationnement et contrôle du commerce extérieur.
- Recrutement et organisation de la main d’oeuvre féminine.

E/ L’essor des techniques

* La guerre est facteur de progrès :
- Dans le domaine militaire : radars (invention anglaise), avions à réaction (invention allemande), fusées V1 et V2 (inventions allemandes).
- Dans le domaine civil : énergie nucléaire, caoutchouc synthétique (invention allemande).
- Dans le domaine de la médecine : chirurgie, développement des antibiotiques…

F/ Le bilan moral

* Pessimisme.
* Doutes sur la « clarté d’esprit » de certains pendant la guerre.
* Vent d’optimisme qui se manifeste dans les années 1944 :
- Natalité : « baby boom » de 1944 à cause du sentiment que la guerre sera bientôt finie.
- Volonté de réformes qui s’éveille notamment en France et au Royaume-Uni. Des réformes sont souhaitées dans tous les domaines. Ces réformes sont destinées à moderniser les pays meurtris par la guerre. Au Royaume-Uni : « Welfare State ». En France, on parle « d’État Providence » (exemple de réforme prévue : la réforme de la sécurité sociale).

II. La liquidation du passé

A/ Les conférences préparatoires

          - Téhéran en décembre 1943 (Roosevelt, Churchill, Staline).
- Yalta en février 1945 (Roosevelt, Churchill, Staline).
- Postdam en juillet 1945 (Truman, Staline et Churchill puis Attlee).
* L’homme fort de ces conférences, c’est Staline.
* Absence de la France. Fureur de De Gaulle. Pourquoi ? Staline considérait la France comme insignifiante.
* Omniprésence des États-Unis et de la Russie qui vont faire les décisions ensembles.

B/ Les principales décisions

* Maintien de l’alliance jusqu’à la victoire finale.
* Une fois battue, l’Allemagne sera occupée par les quatre pays vainqueurs : États-Unis, Russie, Royaume-Uni et France.
* Jugement des criminels de guerre.
* Réparation matérielle et financière pour les pays occupés par l’Allemagne.
* Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (élections libres).
* Modification des frontières en Europe de l’Est et occidentale.
* Création d’un nouvel organisme international : l’ONU (Organisation des Nations Unies).
* Partage du monde ? Pas de manière officielle, mais l’idée est présente dans tous les esprits.
* Truman a résisté à Staline.

C/ Le procès de Nuremberg (novembre 1945-octobre 1946)

* Le lieu n’a pas été choisi au hasard (Nuremberg fut l’une des citadelles du national-socialisme).
* Tribunal militaire avec des juges militaires assistés de juges civils.
* Les documents de l’accusation sont des documents nazis, des dépositions de témoins, des documents filmés. L’accusation va être étayée par un corpus documentaire assez important.
* Les chefs d’accusation : crimes contre la paix, crimes de guerre (villages brûlés, arrestations arbitraires), crimes contre l’humanité (génocide).
* Le verdict : sur 24 inculpés, 11 condamnations à mort, 10 emprisonnements, 3 acquittements.
* Que penser su verdict ? Pour les soviétiques, le tribunal a été trop indulgent, pour les européens, le procès a été juste. D’autres pensent aussi que le tribunal était incompétent.
* Ce tribunal a réaffirmé l’imprescriptibilité des Droits de l’Homme même en temps de guerre. Le tribunal de Nuremberg a aussi créé la notion d’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité.

D/ Les traités de paix

* Des capitulations de 1945 on passe à la signature des traités de paix (en 1947 avec l’Allemagne, en 1951 avec le Japon).

* Les principales décisions :
- L’URSS est récompensée au plan territorial avec trois États baltes et l’Est de la Pologne.
- Parmi les pays vaincus, l’Allemagne est occupée, morcelée, rétrécie. Elle perd l’Alsace-Lorraine, la Silésie et la Poméranie. L’Autriche est occupée jusqu’en 1955. L’Italie, qui s’est retirée en 1943, perd ses colonies : l’Éthiopie, l’Erythrée et la Libye (qui devient indépendante), le Dodécanèse (Grèce), l’Albanie (indépendante), l’Istrie (Yougoslavie)…
- La Pologne perd à l’Est (URSS) et gagne à l’Ouest et au Nord (sur l’Allemagne).

* Les conséquences :
- Déplacements de population. On estime que 50 millions de personnes ont erré pendant et après la guerre. Frayeur des populations civiles. Ces déplacements ne sont pas totalement résolus en 1960. On compte 16 millions d’allemands parmi les personnes déplacées.
- Le Japon a perdu toutes ses conquêtes.
- Violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

III. La préparation de l’avenir

* Un meilleur avenir ?

A/ La relance de l’idée européenne

* Relance de l’idée européenne, mais elle n’aboutit pas dans l’instant.
* Dans le même temps, création d’un nouvel organisme international pour remplacer la SDN, pas assez perfectionnée.

B/ La création de l’ONU

1. Les étapes (1941-1945)

* Les étapes de la création de l’ONU :
- 1941 : Charte de l’Atlantique.
- 1942 : Adhésion de 21 pays alliés contre l’Axe.
- 1943 : Conférence à Moscou (États-Unis, URSS, Royaume-Uni, Chine).
- 1944 : Conférence près de New York (participation de la France et de De Gaulle cette fois).
- 1945 : Conférence de Yalta (absence française).

* Organisation au sein de l’ONU :
- Un pays est égal à une voie (au sein de l’Assemblée générale).
- Au Conseil de Sécurité on retrouve les États-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni, la Chine et la France.

2. Les actes de naissance de l’ONU

* Avril-mai 1945 : Conférence de San Francisco qui réunit une cinquantaine d’États.
* Élaboration de la charte.
* 25 juin 1945 : Ratification de la charte par 51 États.
* 1946 : L’ONU fixe son siège à New York.

C/ Le programme de l’ONU

* Sauvegarder la paix par la tolérance mutuelle entre les pays et par la négociation s’il y a un risque de conflit.
* Assurer l’égalité et la dignité des nations.
* Assurer la justice et le progrès de tous les peuples. On condamne implicitement les colonies.

Conclusion

* Deux grandes puissances s’imposent aux autres : les États-Unis et l’URSS.
* Déclin irrémédiable de l’Europe (deux guerres). Le XXème siècle marque un effacement de l’Europe occidentale (France et Royaume-Uni notamment).
* Quoique étant alliés, les États-Unis et l’URSS commencent à rivaliser (début de la Guerre Froide).

Terminale Es | Histoire

octobre 21, 2007 par yurinovitch
Emploi, croissance et flexibilité

I. LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE ET L’EMPLOI

             La notion de marché du travail est abstraite, théorique et macro-économique mais elle nous permet de penser, au niveau de l’économie, le problème de l’ajustement entre l’offre et la demande de travail (qui se déterminent de manière indépendantes) ainsi que les évolutions majeures de ce marché: la précarité et la flexibilité croissante. Si dans ce marché du travail, l’offre est supérieur à la demande, c’est le chômage. Si la demande est supérieure à l’offre, il y a pénurie de main-d’œuvre Il résulte de ce marché du travail (pour les libéraux) un prix, le salaire.

             Quel est le lien ente croissance économique et emploi ?

Hausse du PIB > Hausse de l’emploi > Baisse du chômage. Intérêt : Différences au niveau de la politique économique. Keynésiens : politique de relance de la demande. Libéraux : politique de l’offre (favoriser les profits, la rentabilité).

             Il existe une corrélation très forte entre la croissance du PIB et les variations de l’emploi. Quand la croissance et positive est forte, on crée beaucoup d’emplois. Quand il y a récession, on détruit massivement des emplois. Et quand la croissance se ralentie, on crée de moins en moins d’emplois. Cette corrélation semble logique. En effet, croissance économique signifie « produire plus ». Or, pour produire plus, il faut accroître les capacités de production (donc investir: hausse de la FBCF) et utiliser d’avantage de main-d’œuvre (création d’emplois).
Sauf qu’il n’y a aucun rapport de proportionnalité. Une augmentation de 1% du PIB n’entraîne pas une augmentation de 1% du nombre d’emplois créés. De plus, un même volume de croissance n’a pas le même effet sur l’emploi. On dit que la croissance est plus ou moins riche en emplois. Les Etats-Unis par exemple, avec une croissance moindre, créent 3 fois plus d’emplois que la France.

             Si le lien entre croissance et emplois est robuste, ce lien est donc également complexe. La croissance est plus ou moins riche en emplois selon le niveau des gains de productivité. En effet, la croissance économique peut s’obtenir soit de manière intensive (en utilisant d’avantage de capital et de travail) soit de manière extensive (en utilisant plus efficacement le capital et le travail). De ce fait, si le PIB s’accroît et que la productivité se maintient, l’emploi progresse. Et inversement, si le PIB s’accroît et que la productivité globale du travailleur s’améliore elle-aussi, l’entreprise emploiera le même volume de travailleur et ne créera donc pas d’emplois supplémentaires. Entre 1986 et 1989 par exemple, les gains de productivité ont été 3 fois plus élevés en France qu’aux Etats-Unis. Conséquence, à croissance égale, la France a créé beaucoup moins d’emplois que les Etats-Unis. En effet, Croissance : France TCAM +3,6% – Etats-Unis +3,2% ; Gains de productivité : France TCAM +2,8% – Etats-Unis +0,9% ; Emploi : France TCAM +0,8% – Etats-Unis +2,3%.
Comment peut-on enrichir le contenu en emploi de la croissance ? Depuis 1990, la France a enrichi le contenu en emploi de sa croissance en ayant recours à la réduction du temps de travail (35 heures) et à d’avantage de flexibilité (flexibilité des emplois). Désormais, à partir du seuil de +1,5% de croissance économique, la France crée des emplois. Le lien croissance / emploi n’est donc compréhensible que si l’on fait intervenir la notion de gains de productivité.

             On a vu précédemment qu’une hausse du PIB entraîne une hausse du niveau de l’emploi (avec l’intervention de la notion de gains de productivité). Mais la croissance permet-elle de résorber le chômage ? Si la croissance crée des emplois, on peut s’attendre à ce que le chômage diminue. Malheureusement, 1000 emplois créés, ce n’est pas 1000 chômeurs en moins. Pourquoi ? 1. Tout va dépendre des variations de la population active (durée de la scolarité, accroissement naturel, âge de la retraite…). 2. Lorsque l’on crée des emplois, on assiste au retour à l’activité de personnes qui jusque-là étaient inactives (personnes qui étaient dissuadées, découragées de se porter sur le marché du travail). 3. Une partie des chômeurs est devenue inemployable (notamment les chômeurs de longue durée). Il n’y a donc pas de lien mécanique entre création d’emplois et diminution du chômage.

II. FLEXIBILITÉ ET PRÉCARISATION DES EMPLOIS

             Une des façons d’enrichir en emploi la croissance, c’est de développer diverses formes de flexibilité. Mais qu’est-ce que la flexibilité ? La flexibilité est apparue fin 70 – début 80 dans les pays anglo-saxons. La flexibilité, c’est le courant libéral, la théorie néoclassique. Ce que voudraient rendre flexible les libéraux, c’est le travail (qui est pour eux une marchandise) : le temps de travail, le contrat de travail, les salaires, la protection sociale (couverture des risques sociaux), etc… Ce que contestent les libéraux, c’est que tous ces points ci-dessus fassent l’objet de convention, de réglementation. Pour eux, il faut laisser agir le marché (marché où doit régner la libre concurrence) et l’État doit seulement veiller au bon fonctionnement du marché, veiller à ce qu’il n’y ait pas d’entrave à la libre concurrence: salaire minimum, temps de travail imposé, pouvoir des syndicats…
La flexibilité prend différentes formes. 1. Flexibilité quantitative externe: il faut être capable de rendre flexible le volume de travail (nombre de travailleurs) en fonction du volume de la production. Il faut donc rendre flexible le contrat de travail: CDD, Intérim… 2. L’externalisation: transférer certaines activités à d’autres entreprises, à rendre externes certaines activités qui auparavant étaient internes à l’entreprise (ex: activité de nettoyage). 3. Flexibilité quantitative interne: faire varier le volume de travail en fonction du volume de la production mais avec le même personnel (pas de CDD, d’intérim). Comment ? Recours au temps partiel, aux heures supplémentaires mais surtout à l’annualisation du temps de travail (1800 heures de travail répartie sur l’année en fonction des besoins). 4. Flexibilité salariale: individualiser les procédures de fixation du salaire. (2 manières : au recrutement, lors de la signature du contrat de travail en fonction de l’offre et de la demande ; faire varier le salaire en fonction des résultats de la personne). 5. Flexibilité fonctionnelle: faire varier la nature même du travail > polyvalence. Faire en sorte qu’un salarié puisse occuper des fonctions différentes.
> Quand on parle de la flexibilité sans autres précisions, il faut l’entendre sous la forme du modèle anglo-saxon de flexibilité (USA – Grande-Bretagne) : Flexibilité quantitative externe, externalisation, flexibilité quantitative interne, flexibilité salariale.

             Depuis 20 ans, le recours à la flexibilité du travail s’est massivement développer dans les pays occidentaux. Mais, quelles ont été les conséquences de ce développement de la flexibilité sur l’emploi ?

1. Les effets sur la création d’emplois. Les pays qui ont eu recours à une politique de flexibilité de l’emploi (les Etats-Unis entre autres) présentent des bilans très flatteurs sur le plan de la création d’emploi et de la lutte contre le chômage. Mais est-ce que ces « bons résultats » sont dus à la flexibilité ? Non, du fait que la croissance économique a été forte et qu’elle a permis de créer de nombreux emplois. Sans les politiques de flexibilité, il y aurait quand même eu création d’emploi. Oui car la création d’emplois n’aurait pas été aussi forte sans la flexibilité. La Preuve : Grande Bretagne = flexibilité maximum. 92 : chômage équivalent à la France. 98 : Grande-Bretagne – Taux de chômage 5,6% ; France – Taux de chômage 12%. La flexibilité permet donc bien d’enrichir le contenu en emplois de la croissance. Autre exemple : Entre 1980 et 1997, les Etats-Unis ont créé de manière nette 27 millions d’emplois, tout ceci dans un contexte de grande flexibilité : pas de protection sociale, pas de convention collective et un salaire minimum de seulement 3$.

2. Ce qui semble indiscutable, c’est que la flexibilité a été créative d’emplois. Ce qui est discutable, c’est la proportion d’emplois créer et surtout la nature des emplois crées. > En effet, en même temps que s’est développé la flexibilité, on a assisté à une précarisation des emplois (= une instabilité des emplois portant sur la durée). Exemples d’emplois précaires: CDD, intérim, temps partiel subi. Dangerosité de ces emplois: salaire faible (surtout dans les pays où il n’y a pas de SMIC), aucune couverture sociale la plupart du temps, pas de conventions collectives, des accidents du travail plus nombreux, pas de perspectives de progression, d’évolution dans la hiérarchie. Qui occupent ces emplois ? Majoritairement les jeunes, les femmes et les travailleurs étrangers, immigrés.

             Quel bilan présente la flexibilité ?

1. Sur le plan économique. La flexibilité est créatrice d’emplois, mais on observe qu’elle entraîne une précarisation des emplois. La flexibilité a ainsi eu un impact sur le fonctionnement du marché du travail. En effet, le développement de la flexibilité a entraîné une véritable segmentation du marché du travail avec d’un côté les emplois bien payés et de l’autre les emplois dans les services et les industries occupés souvent par des minorités, les emplois précaires. On se retrouve alors en présence d’un marché du travail à deux vitesses, comme c’est le cas aux Etats-Unis où le salaire réel moyen a chuté de 10% entre 73 et 97. Pour les entreprises: Les entreprises sont les grandes bénéficiaires de ce développement de la flexibilité, car cela leur permet de réduire leurs coûts salariaux, d’accroître leur pouvoir sur les salariés (affaiblissement des syndicats car pas de travailleurs stables) et d’imposer plus facilement une organisation du travail dans leur intérêt. Mais le développement de la flexibilité possède un inconvénient majeur: la difficultés d’intégration des travailleurs dans l’entreprise. Avec la flexibilité, il n’y a pas de « fidélité » à l’entreprise et les salariés vont être moins productifs. Pour intéresser ses travailleurs, il va falloir les payer plus (notamment les cadres). D’où apparition du salaire d’efficience. Mais cela ne concerne qu’une partie minime du salariat.

2. Sur le plan social. Le développement de la flexibilité, qui n’affecte qu’une partie du salariat, entraîne une coupure croissante entre les salariés et les autres. Le développement de la flexibilité a entraîné des clivages au sein même des salariés. En effet, une partie du salariat à tendance à s’appauvrir (c’est notamment le cas aux USA avec les « working poors », ces employés qui ont un emploi mais dont le salaire ne suffit pas à garantir le minimum social). Là où la flexibilité est fortement installée, les inégalités sociales sont donc très importantes. Aux Etats-Unis par exemple, 35 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et 40 millions de personnes ne bénéficient pas de couverture sociale. La flexibilité possède donc également toute une dimension politique et sociale.

              L’évolution de l’emploi et du chômage :

1. Mutations de l’emploi :
- Montée du chômage.
- Mouvement de salarisation (80% de salariés parmi la population active en 73 – 88% en 95).
- Mutations sectorielles : effondrement de l’emploi agricole, pertes d’emplois dans l’industrie et le bâtiment. Services (transport, éducation, santé, tourisme, services administratifs de l’Etat, commerce) = forte création d’emploi – 70% de la population active aujourd’hui. Phénomène de tertiarisation ou de tertiairisation.
- Reprise de l’activité féminine (indépendance financière).

2. Chômage. Principale cause : hausse de la population active +17% / hausse de l’emploi +3,4 %. Conséquence logique, le chômage n’a cessé de se développer. On est passé de 800.000 chômeurs en 1973 à 3,2 millions (x4) en 1995.
- 1970 : 300.000 chômeurs. On parle alors de plein emploi. Chômage frictionnel (délai minimum entre le moment où on perd et le moment où on retrouve un emploi).
- 1973-1974 : Crise économique > ralentissement net de la croissance économique > hausse du chômage. Chômage conjoncturel (lié à la conjoncture économique).
- 1996-2000 : Reprise de la croissance économique, mais il reste une masse de chômage importante. Chômage structurel (résistant à la croissance).

Terminale Es | Sciences Économiques et Sociales

octobre 21, 2007 par yurinovitch
Organisation du travail et croissance économique

I. L’ORGANISATION DU TRAVAIL FACTEUR DE CROISSANCE

             L’apparition du Taylorisme et du Fordisme a permis d’améliorer la productivité par le biais d’une meilleure organisation du travail. C’est donc une croissance de type intensive, qui repose sur les gains de productivité : produire plus en essayant d’utiliser plus efficacement le travail et le capital.

TAYLORISME :
Le but : Gagner en productivité. Le fait de gagner en productivité passe par une organisation du travail.
Le principe : Réorganiser le travail selon deux directions : 1. division verticale du travail : séparation entre la conception et l’exécution. Naissance d’un personnel d’encadrement (les cadres) et d’une nouvelle couche sociale (l’Ouvrier Spécialisé). 2. division horizontale du travail : découpage des tâches. Trouver « the one best way ». Contrôler les cadences de travail…
Les conséquences : 1. Augmentation de la productivité et de la production. Entrée dans une production de masse et dans une économie de masse. 2. Transformation de la condition ouvrière : « aliénation du travail » : K. Marx. Dépossession de la maîtrise du travail des ouvriers. 3. Baisse des coûts moyens de production (on produit plus en dépensant moins de salaires). 4. Apparition du personnel d’encadrement et de l’Ouvrier Spécialisé.

FORDISME :
Le but : Gagner en productivité en augmentant la production.
Le principe : Nouvelle organisation du travail: le transporteur, la chaîne de montage (division technique du travail). La standardisation des produits. Production d’une modèle unique.
Les conséquences : 1. Augmentation de la productivité et de la production. 2. Élévation spectaculaire du niveau des profits (baisse des coûts de production). 3. Augmentation du coût des investissements (il faut mobiliser beaucoup de capitaux). Conséquences sociales: 1. Déséquilibre entre la production de masse et l’absence de consommation de masse. Henry Ford : Trouver des consommateurs en étant capable de redistribuer sous forme d’une augmentation des salaires les gains de productivité « 5 $ day ».

Ce n’est qu’après la guerre que les sociétés capitalistes vont trouver les moyens de rétablir l’équilibre, c’est à dire de faire consommer en masse ce qu’on produit en masse, à travers une nouvelle régulation économique inspirée par Ford (redistribution des gains de productivité) et inspirée des thèses de Keynes avec l’apparition d’un nouvel acteur l’État (il réglemente, régule le marché) dans l’activité économique.

             > Quels sont les effets de l’OST sur la croissance économique ? L’objectif commun du Taylorisme, du Fordisme, du Toyotisme et de toutes les autres formes d’organisation du travail, c’est bien d’améliorer le niveau de production. Ces gains de productivité vont permettre d’impulser de la croissance économique par différentes voies, différents canaux (> Voir schéma de la croissance Fordiste). Est-ce que les gains de productivité sont automatiquement et mécaniquement converti en croissance économique ? Réponse nuancée. Oui, période des 30 Glorieuses. Non, 20 dernières années. Il y a donc une forte corrélation mais pas de causalité.
Qu’est-ce qui fait que dans certains cas ça marche et dans d’autres pas ? Il faut faire intervenir la gestion des gains de productivité. Selon la manière dont ils sont gérés, ils peuvent être source de croissance économique ou de crise. ex : baisse des investissements. Et dans cette gestion, l’État tient un rôle particulièrement important, soit pour compenser l’insuffisance de la demande, soit pour freiner une demande trop forte.

II. LES MUTATIONS RÉCENTES DANS L’ORGANISATION DU TRAVAIL

             Analyser les conséquences des mutations de la croissance sur l’organisation du travail. En quoi les mutations de la croissance économique ont entraîné des changements dans l’organisation du travail ?

             Les mutations de la croissance économique ont entraîné des changements dans l’organisation du travail. Quelles sont les mutations de la croissance économique.
1. A partir de 73, la croissance est devenue fluctuante et cyclique, avec des périodes de récession économique (recul de la production – 82 et 92). Globalement, le rythme de croissance a été divisé par 2.
2. Transformations qui concernent la demande globale. Ralentissement de la demande au début des années 80, ralentissement dû à une relative saturation de l’équipement des ménages concernant les biens phares de la consommation des 30 Glorieuses. Rejet de la « monoculture industrielle ». Se mettent en place au cœur des ménages des stratégies de différenciation, afin de marquer leur différence de niveau de vie, de revenu, etc. Cela aboutit à une segmentation du marché qui va entraîner une réorganisation des systèmes productifs.
3. L’ouverture internationale. Libéralisation des échanges internationaux à la fin des années 70. Les économies nationales ne sont plus protégées. Concurrence vive pour les entreprises. + Fin progressive des monopoles publics. Ce mouvement va accélérer les mutations dans l’Organisation du travail.
4. Changements liés à la productivité du travail. Depuis 73 et surtout depuis le début des années 80, on assiste à une perte d’efficacité du capital installé. Pour produire la même quantité de VA, il faut mobiliser d’avantage de capital.
5. Difficultés du Taylorisme. Rejet de l’OST par une partie du mouvement ouvrier, c’est la première crise du Taylorisme. Causes: cadences infernales, manque d’intérêt du travail « Pourquoi perdre sa vie à la gagner ? ». Conséquences : Turn-over, absentéisme, malfaçons.

             En quoi ces mutations vont entraîner des transformations dans l’organisation du travail ? Toutes ces transformations vont aboutir à une deuxième crise du Taylorisme. Au début des années 80, l’OST est incapable de trouver des solutions face à la Révolution Technologique. En effet, le Taylorisme, c’est la compression des coûts de production, notamment du travail. Or cet objectif n’est plus un critère suffisant de compétitivité.
1. Les coûts salariaux sont devenus des coûts de production secondaires voire marginaux.
2. Il devient possible d’utiliser de la main-d’œuvre extérieure (Tiers Monde).
3. Sur de nombreux coûts de production (excepté les coûts du travail), le Taylorisme est absent et presque même contre-productif. De plus, le Taylorisme ne propose pas de diversification de la production. De ce fait, ce qui devient de plus en plus décisif, c’est assurer de nouveaux gains de productivité, c’est la capacité à proposer de nouveaux critères de production. Règle des « 5 0 » : 0 stocks, 0 pannes, 0 défauts, 0 conflits, 0 papiers.

             La croissance a changée. Cela a entraîné une ou plutôt des crises du Taylorisme, qui n’est pas adapté à la diffusion des Nouvelles Technologies ainsi qu’à la diversification et à la fluctuation de la demande. Tentative de trouver un nouveau modèle productif. Vers quel système productif se dirige-t-on ? Vers un abandon du Taylorisme ? Vers une nouvelle organisation du travail ? Ou vers un mixage ?

III. VERS UNE NOUVELLE ORGANISATION DU TRAVAIL, NÉO OU POST-TAYLORISTE ?

             A la fin des années 70 ou au début des années 80, les entreprises japonaises qui appliquent avec succès les principes du Toyotisme disposent, par rapport à leur concurrent, d’un avantage considérable sur le plan de l’efficacité productive. En effet, le Toyotisme semble la bonne réponse aux nouvelles conditions de la croissance.
1. Demande incertaine, fluctuante, segmentée. Toyotisme = juste à temps. On part de la demande pour remonter à la production.
2. Ouverture internationale, compétitivité. Toyotisme = améliore la productivité par le réemploi du capital (réemploi des machines) et la suppression des stocks.
3. Crise du travail industriel (manque d’intérêt du travail, perte de motivation…). Toyotisme = implication des ouvriers, hausse des salaires, travail en équipe, polyvalence…
4. Perte de la productivité, de l’efficacité du capital. Toyotisme = réutilisation des machines, production de manière continue (3 x 8h).

             Le Toyotisme s’est généralisé très rapidement à de nombreuses branches industrielles. Est-ce que, pour autant, le Toyotisme a supplanté le Taylorisme ?
La réponse est complexe et nuancée. D’un côté, le Taylorisme ne s’éteint pas. Par d’autres côtés, on peut penser que le Taylorisme et le Toyotisme ne sont pas exclusifs. 1. Le Taylorisme s’est développé dans certaines branches (restauration rapide, hôtellerie…). 2. A côté de cela, le Toyotisme se développe fortement. Mais ces deux formes d’Organisation ne sont-elles pas complémentaires ? Le Toyotisme, lorsqu’il se développe dans les grandes entreprises, n’exclue pas le recours au Taylorisme (relations de sous-traitance). De plus, les mêmes contraintes peuvent être analysées comme une pratique proche du Taylorisme ou proche du Toyotisme (les normes et délais à respecter peuvent également être une pratique du Toyotisme – ex : sous-traitance).
Ainsi, très loin de disparaître, le Taylorisme se développe là où il était absent et il s’approfondit là où il était déjà présent. Mais les deux tendances ne sont pas incompatibles. Elles peuvent être complémentaires l’une de l’autre. + Difficultés à distinguer certaines formes du Taylorisme et du Toyotisme.

             CONCLUSION : La croissance des 30 Glorieuses reposait sur une croissance de masse qui donnait lieu à une consommation de masse. On a d’abord su produire en masse avant d’inventer des formes salariales qui ont permis de consommer en masse. Cette première période prend fin dans le courant des années 70. A partir de là, les conditions de la croissance se transforment. On voit donc émerger la recherche de nouvelles formes d’organisation du travail comme le Toyotisme. Pour autant, on ne peut pas dire que le Toyotisme s’est substitué à l’OST, et cela pour deux raisons.

Bonjour

septembre 4, 2007 par yurinovitch

Bonjour,  je suis un  élèves de terminal en pleine preparation du bac ( et oui on se fait vieu :( ). Et j’ai décidé de crée ce blog afin de pouvoir partager des cours, DS, DM et autre avec les autres internaute.

D’avance merci de participer et de faire de ce site une référence du partage de document !!!